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Dar al Gani strewnfield, Libya (data July 2001)



Strewnfield: potential search area where numerous meteorites, coming from different multiple falls, are found.

map 120 x 120 km Copyright 2001 SaharaMet

Overlapping ellipses of more than one hundred falls. Enter each discovery with results of analyses into a computer, you obtain valuable data and the answers at precise requests.

- 853 meteorites are plotted.
- Blue points are CO3 finds with the ellipse of fall well visible.
- Red points are Ureilite, 14 finds with a total weight of 2544 grams are concentrated on a small area, strewnfield data and analyses show that they are most likely paired specimens from the same fall.
(DaG 084, 164, 165, 319, 485, 660, 661, 665, 680, 681, 787, 801, 830, 857)

Dar al Gani strewnfield



Dar al Gani plateau is one of the most important potential place in the world for meteorites discoveries, especially on some zones with very fast ablation process.

The totality of the main plateau and the northern area extend on 6000 square kilometers, and the number of meteorites found until now is higher than 1000. The first result is a concentration of 1 meteorite per 6 square kilometers, but it's a limited view of the problem which doesn't take notice of major differences between low potential and high potential areas.
A simple view on detailed maps and the study of strewnfield data shows that 69% of the meteorites have been found on the 2100 square kilometers of the central and southern part of the main plateau (see graphic), giving a concentration of 1 per 3.3 square kilometers. One other result is
the average weight of meteoritic material per square kilometer : 152 grams/sq.km.
This large area has not been 100% prospected, and probably many small individual meteorites are still in place. The best zones, with significant ablation process can easily give one meteorite per square kilometer and we have examples of limited areas, with
7 meteorites from 4 different falls, on one square kilometer.

Complete data will be published in the future.
Richard Pelisson and Roland Pelisson, SaharaMet



satellite image from NASA
extracted from Dar al Gani satellite map, scale 1cm = 1km
satellite map meteorites




Meteorite location data and strewnfield map-making
Why is it so important ?


The information collected on the field each time a serious prospecting work is done, is as important as the meteorites themselves :

1 - To find the other fragments of a fall. More than 90 percent of the meteorites are the result of an atmospheric fragmentation and show a distribution ellipse, paired finds are often found each time a meticulous fieldwork is done, giving more samples available for researchers and collectors at a lower cost. When an undocumented meteorite or a new Mars rock with a NWA number arrive on the market, the lack of field data means that the main masses are lost. Who will know where to find the shergottites paired with NWA 480 or the nakhlites from NWA 817 or NWA 998 falls? Nobody knows, they were anonymous stones jumbled in a box. Localization is the main information if you want to find the remaining pieces of a fall, otherwise you will have 9 millions sq-km to prospect.

Mars meteorites

2 - To learn about the strewnfield features and understand the different stages of their formation. Ordinary chondrites are indicators which help us to discover new potential areas. Let us remember that less than 5 percent of the Sahara are good places for prospecting, if you want to know how to recognize a good strewnfield, you must take notes of maximum details and share information and knowledge. Equilibrated L and H chondrites are often meteorites where location data is actually more important than the meteorites themselves. Remove them in a hurry and tomorrow you will drive randomly in the central part of the desert, searching several days for a meteorite because you don't know where to concentrate your search.

3 - Desert can preserve meteorites up to 50,000 years. We can access to fifty thousand years of information on falls. Such data are a real world patrimony which must be saved. The information will be used for many statistics, among which are meteorite fall rate and family populations.

4 - To study pairing and to find correlation between specimens. Ureilite specimens from southern part of Dar al Gani have very different lithologies, in fact they are probably from the same meteor. It is the study of their ellipse with the discovery of some more stones confirming this hypothesis, which will help to bring a new light on the Ureilite parent body.

5 - When there is a fall, majority of the meteorites stay buried in the ground. Only a few break during the impact or bounce on a rock, if you remove these visible clues without taking care of their location, you will let the remaining meteorites rusting in the ground, without any chance to find them. In areas with ablation process, it can take thousand years before such meteorites reappear, elsewhere they are lost.




Strewnfields et prospection en climat désertique.
( Richard & Roland Pélisson, SaharaMet )

Les strewnfields Sahariens, ces surfaces propices à la prospection des météorites et favorables à des découvertes multiples, couvrent à peine 5% de la superficie du désert. Spots ponctuels de quelques centaines de mètres carré ou étendues de plusieurs kilomètres carré, tous ont des points communs, les plus connus étant ablation, climat sec et absence de végétation. Mais dans l'immensité du Sahara, l'érosion, la sécheresse et la désertification sont omniprésents, alors qu'est ce qui caractérise une zone propice aux découvertes d'une zone stérile?
L'étude et la prospection du plus important strewnfield Saharien, le plateau de Dar al Gani en Libye, de ses composantes géologiques, climatologiques et de sa topographie, permet de mieux comprendre les mécanismes et les facteurs qui, jumelés, sont à l'origine de ces strewnfields. Les multiples et diverses informations de terrain recueillies, sont les clefs qui ouvriront la voie vers de nouvelles découvertes. Si le hasard peut vous faire découvrir une météorite lors d'un voyage dans le Sahara, dans un lit d'oued, sur les flancs d'une dune, au milieu d'un plateau ou d'un reg, seule une prospection réfléchie et documentée peut au contraire ouvrir de nouveaux champs de prospection et rapporter jusqu'à 6 ou 8 météorites par jour.

Il convient de dissocier la recherche des futures zones à prospecter, qui passe par l'étude et la compréhension d'un environnement et de son évolution, de la recherche des météorites. La première s'effectue à grande échelle, c'est un long travail de synthèse et d'analyse de données générales, de cartes et d'observations de terrain, la seconde s'appuie sur les informations récoltées avec chaque trouvaille, notamment la localisation.
Toute prospection commence par la compréhension des strewnfields et de leur formation. La géologie reste un facteur important, elle nous renseigne sur l'âge des terrains et leur évolution au cours des derniers millénaires, c'est en effet la période qui va nous concerner car la majorité des météorites Sahariennes ont un âge terrestre moyen de 10 000 ans, 50 000 ans pour les chutes les plus anciennes (résultats d'une étude réalisée sur la population des météorites d'Algérie et de Libye). Autre facteur très important, les phénomènes d'ablation, qui peuvent être très variable selon la pente, la compacité du sol, la présence de cailloux ou de végétation qui ralentissent ou stoppent l'érosion.
Durant nos prospections nous nous posons constamment toutes sortes de questions; la météorite est-elle visible suite à un rebond lors de l'impact ou à une érosion rapide du sol? Quelle est l'origine de cette érosion? Pourquoi sur cette zone en particulier? Questions qui trouvent souvent leurs réponses parmi les indices observables au voisinage de la météorite. Ces notes de terrain, ces détails insignifiants sur le moment, une fois étudiés et mis en relation avec d'autres données, vont permettre de concentrer les recherches dans un désert qui couvre 9 000 000 kilomètres carré et où une prospection systématique à pied est irréalisable. Aujourd'hui le nomadisme a effacé les strewnfields autour des régions habitables, et au delà du dernier puits, quand le désert devient hostile, seules des expéditions avec une logistique et une autonomie importante peuvent progresser. Ici, le hasard n'a plus sa place.

Avec chaque nouvelle découverte de météorite en place, les coordonnées GPS précises vont permettre de dresser la carte des chutes et par la suite des ellipses associées. Une telle cartographie n'est aujourd'hui possible que dans les déserts chauds, lieux de conservation au climat très sec où les météorites sont restées figées à l'emplacement de leur chute depuis des millénaires. En cas de fragmentation à l'impact, le cône de répartition des fragments peut nous renseigner sur l'axe d'entrée dans l'atmosphère.
Certains sols offrent des facilités pour repérer une météorite noire, c'est le cas des terrains plats, dégagés et clairs, mais le désert n'est pas toujours facile à prospecter, et nombreux sont les cailloux, les accidents de terrain qui vont ralentir ou rendre impossible une recherche efficace des météorites. Dans ces zones isolées des pistes, au franchissement difficile et dangereux, il n'est pas question de mener une prospection systématique, il est impossible de quadriller le terrain et très aléatoire de repérer une météorite au milieu de ces champs de pierres. Ici, il faut mener une recherche réfléchie et précise, gérer son temps et préserver le matériel, notamment les véhicules qui souffrent énormément. La localisation précise de chaque trouvaille et la mise en évidence de la trajectoire des chutes multiples deviennent alors des informations capitales pour mener des recherches en terrain accidenté. Les premiers résultats d'un tel travail d'archivage sur Dar al Gani, ont été la découverte de 150kg supplémentaires de chondrite carbonée. L'ellipse de la chute, avec un axe de 309° nord-ouest, a été déterminée grâce aux premiers indices trouvés sur le plateau, il a ainsi été possible de suivre la trajectoire sur 40 kilomètres jusqu'à la masse principale de 95 kg. La CO3 de Dar al Gani devenant ainsi la troisième plus importante météorite carbonée aujourd'hui trouvée, après Allende (CV) plus de 2000 kg et Kainsaz (CO) 200 kg.

Outre les résultats précédents, ces études sur Dar al Gani apportent aussi des résultats significatifs en terme de statistiques sur le pourcentage de chutes multiples, qui se révèle être supérieur à 50%. Pratiquement toutes les achondrites ont une ellipse de chute associée et plusieurs individus identiques ont pu ainsi être récoltés. Avec plus de 1000 météorites, environ 200 chutes répertoriées sur 5000 kilomètres carré, dont 100 chutes multiples, le résultat le plus frappant est qu'il existe 9 chances sur 10 pour qu'une nouvelle météorite de provenance quelconque soit originaire d'une chute multiple. En d'autres termes, chaque fois qu'une nouvelle achondrite est découverte, si une prospection systématique et sérieuse est menée, dans plus de 90% des cas d'autres spécimens et peut-être la masse principale seront disponibles, offrant ainsi plus de matériel pour les scientifiques et les collectionneurs.

Savoir reconnaître un terrain potentiel en plein désert s'avére être d'une importance capitale pour ouvrir de nouvelles zones, et chaque découverte de météorite en place nous aide à mieux comprendre les mécanismes à l'origine de ces strewnfields. Les terrains propices suffisamment dégagés pour permettre un quadrillage facile et systématique sont rares, mais riches en enseignements, et la cartographie des découvertes, l'étude des "pairings" apportent à la fois des données statistiques et la possibilité d'étendre les recherches alentours. Chaque météorite apporte ainsi sa contribution aux découvertes futures, tout en faisant parti d'un patrimoine que le désert préserve depuis 50.000 ans.





The plundering of strewnfields in North Africa with the sale of NWA meteorites is responsible for the loss of essential information for future prospecting.




NWA Meteorite, money for terrorism?